La vigne était déjà cultivée 600 ans avant JC, un historien Romain l'atteste. Il nous raconte, en effet, que des Phocéens furent invités, sur le site actuel de Marseille, par un chef de tribu désireux de marier sa fille Gyptis. Au cours du banquet, Gyptis fit choix de Protis, le chef des Phocéens, en lui offrant une coupe de vin.
Plus tard, des négociants Grecs enseignèrent aux indigènes l'art de tailler la vigne. Lorsque les Romains colonisèrent la région en 125 avant JC, ils y découvrirent un vignoble déjà florissant.
On sait le rôle qu'Aliénor d'Aquitaine joua en faveur des vins de Gascogne. Sa bru Eléonore de Provence, épouse d'Henri III d'Angleterre, joua au 12e siècle un rôle similaire pour la promotion des vins de Provence.
Au 15e siècle, le bon roi René, comte de Provence, possédait un petit vignoble à Palette, aux portes d'Aix-en-Provence. Il encouragea le commerce du vin de Provence en faisant de Marseille un port libre.
Aujourd'hui, la vigne provençale occupe 100.000 ha et produit 5 millions d'hectolitres. Il s'agit surtout de Vins de Pays, très agréables sur place, mais qui perdent à être éloignés de leur berceau : Vin de pays d'Argens, Vin de pays des Bouches-du-Rhône, Vin de pays des Maures, Vin de pays de Petite Crau, Vin de pays de la Principauté d'Orange, Vin de pays de Vaucluse, Vin de pays du Var, etc.
Treize cépages peuvent être employés :
En rouge, le carignan, le cinsaut, et le grenache, sont les plus répandus. Par endroits, on trouve aussi du tibouren et du mourvèdre (le meilleur cépage des rouges provençaux). Récemment, les viticulteurs ont adapté avec succès la syrah et le cabernet sauvignon, certes quelque peu au détriment de la typicité.
En blanc : clairette, ugni blanc, bourboulenc, rolle (un cépage de grande classe sur lequel on compte pour améliorer la qualité). Et deux cépages étrangers à la région : sémillon et sauvignon.
Par REBAUD Ludovic
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